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Le combat de l’association Kokopelli

Publié le 27 novembre 2007

L’ETAT FRANÇAIS serait-il un ETAT VOYOU ?

Un jugement du tribunal d Alès du 14 mars 2006, a relaxé l association Kokopelli qui oeuvre pour le maintien et la promotion de la biodiversité cultivée et culturelle. Ses engagements lui avaient valu d être traînée devant le tribunal pour « commerce de semences non inscrites ».

Le tribunal a débouté l Etat, du fait qu il ne respecte pas les lois ... européennes comprises !!!

L association Kokopelli revendique et défend le droit des générations à naître de choisir leur alimentation, en libérant la semence. L Etat, le GNIS, la FNPSP (deux structures corporatistes, liées à l agrobusiness) nient cette évidence. Se basant sur des lois d un autre siècle, de fait passéistes, restrictives et castratrices, ces organismes ont fait appel de la sage décision du tribunal d instance, au mépris de tout respect et de tout bon sens. Cette affaire sera appelée à l audience du 31 octobre 2006, cour d appel de Nîmes (Gard).

Cet appel n est pas dirigé contre Kokopelli : il est directement opposé à la souveraineté alimentaire de chacun d entre nous. Cette négation du droit a pour but de conforter quelques transnationales de l agroalimentaire dans leur situation de monopole et de séquestration du vivant.

L association n a pas vocation à devenir abonnée des prétoires. Le financement et les forces vives de Kokopelli doivent être consacrés à transmettre un bien génétique reproductible, plus riche que celui dont nous avons hérité : la semence est un patrimoine inaliénable de l ensemble de l humanité. Nous défendons génétiquement, techniquement, biologiquement ce patrimoine, réalisant de fait une mission de service public qui devrait être assurée par l état.

Les accusations et diffamations portées contre nous tous, nous obligent à vous solliciter, pour nous soutenir pécuniairement. Ces procès coûtent chers, tant en temps qu en espèces sonnantes et trébuchantes. C est aussi une volonté de nos accusateurs : nous épuiser financièrement, de façon à éradiquer toute contestation alternative, révélant la complicité Etat français-multinationales de l agrochimisemencière. Nous avons le courage, la volonté, le devoir, de contribuer à faire émerger la vérité, de faire perdurer la vie, au-delà de toute adversité.

Monsieur Chirac a qualifié d état voyou, ceux qui fournissent des pavillons de complaisance aux pétroliers pollueurs de nos océans ; comment faut-il appeler un pays qui fournit des pavillons de complaisance pour polluer de façon irrémédiable nos semences en hypothéquant notre avenir et l accès à l autosuffisance alimentaire de toute la planète ?

Nous sommes tous concernés ; si vous avez la possibilité d être solidaire avec nos actions, vous pouvez envoyer vos dons différenciés, à l ordre de « libreseme Kokopelli »,

avant le 31 Octobre 2006 si possible, à l adresse suivante : Kokopelli - Pist Oasis - 131 Allée des Palmiers - 30319 - ALES Cedex,

ou sur les différentes foires, salons, magasins bio, biocoops où l association Kokopelli est présente.(renseignements : www.kokopelli.asso.fr)

ou par virement au n° 15899 07965 00020118204 06 Crédit Mutuel Alès

Un grand merci pour votre soutien


Les Semences sont notre héritage, elles sont la voix de nos ancêtres, elles sont un bien inaliénable que nous devons transmettre, à notre tour, à nos enfants.

Depuis le début de l’année 2004, les visites des agents de la Répression des Fraudes s’intensifient et la pression augmente parce qu’une grande partie des semences de plantes potagères que nous distribuons des semences de variétés anciennes non inscrites dans le catalogue officiel. L’Association Kokopelli n’est pas le seul semencier harcelé : l’offensive est généralisée contre les semences libres.

(Crédit photo DR)

Le catalogue officiel aurait-il été érigé non point pour la protection des jardiniers mais pour la protection des intérêts financiers des grands groupes et multinationales qui ont racheté la quasi-totalité du secteur semencier depuis 40 années. Ces mêmes groupes ont systématiquement remplacé les anciennes variétés par des hybrides F1 stériles ou dégénérescents. D’ailleurs la Répression des Fraudes nous interpelle suite à une plainte déposée par une certaine fédération de semenciers.

Que pouvons nous faire ? Nous lamenter ou...

* dénoncer l’hypocrisie du système qui harcèle les petits semenciers bios alors que les saigneurs et pollueurs en tout genre détruisent inexorablement la planète et produisent des aliments-poisons en toute impunité et avec moult subventions ;

* remercier les dizaines de milliers de jardiniers qui nous soutiennent ainsi que les très nombreuses mairies (Mairies de Paris, Mairie de Poitiers, Mairie de Tours, etc), les conseils généraux, les parc nationaux, les conservatoires, qui sont nos partenaires privilégiés dans notre oeuvre de protection et de remise en valeur de la biodiversité alimentaire ;

* dénoncer l’hypocrisie d’un système qui se gargarise de grands concepts humanitaires, protection de la biodiversité, sécurité alimentaire, éradication de la faim dans le monde et qui, par ailleurs, réprime ceux là même qui cherchent à protéger la diversité alimentaire ;

* remercier le Conseil Général du Gard et le Conseil Régional du Languedoc-Roussillon pour leur soutien financier à l’impression de nos brochures.

Sauvegarde de la biodiversité, libération du vivant, conservation de notre héritage... dit Kokopelli !

Nous convions tous les jardiniers à semer encore plus de semences interdites, à les donner, à les échanger. Nous les convions à produire de jeunes plants de variétés interdites afin de les distribuer dans leur entourage. Nous les convions à produire de la semence non certifiée pour le don aux pays les plus pauvres. Nous convions les jardiniers les plus audacieux à disséminer des semences de tomates, de courges, de laitues interdites dans les terrains vagues, le long des voies de chemin de fer, le long des talus, dans les friches...

Résistons fertilement sinon, dans quelques années, il n’y aura plus de semences libres mais seulement des organismes génétiquement modifiés et des hybrides F1. Résistons fertilement sinon, dans une dizaine d’années, le jardinage familial sera interdit pour cause d’homogénéisation : il sera devenu une activité à haut risque bactérien et sociologique.

Une mission d’avenir... disent des Institutions internationales.

L’Association Kokopelli oeuvre dans le sens du Traité sur la biodiversité et la sécurité alimentaire co-signé par 48 pays au printemps 2004 sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture.

« Le Traité garantira que les ressources génétiques des plantes pour l’alimentation et l’agriculture, qui sont vitales pour la survie de l’humanité, seront conservées et utilisées de manière durable et que les avantages qui en découlent seront répartis de manière juste et équitable. » ... « L’accès à une large variété de ressources génétiques rendra possible le développement d’une plus grande variété de produits alimentaires, qui amélioreront la vie et le régime alimentaire des consommateurs aussi bien en milieu rural qu’urbain. »

M. Jacques Diouf, Directeur général. L’Association Kokopelli oeuvre dans le sens de la directive de la Communauté Européenne (98/95/CE, considérant 17) portant sur la conservation de la biodiversité in situ.

Simple lecteur, sympathisant, ou mieux, adhérant de l’association Kokopelli, reproduisez et diffusez largement cette brochure, ensemble nous serons plus forts et plus fertiles. Si vous souhaitez adhérer, au delà de l’adhésion à 20 euros, nous proposons, pour les jardiniers aux petits moyens financiers, une adhésion symbolique et socialement innovatrice à 1 euro minimum (en timbres-poste).

A l’opposé du modèle stéréotypé et stérile que l’on entend nous imposer, nous pouvons et devons oser Rêver d’une planète avec des semences libres cultivées dans le respect de l’environnement, avec des enfants qui ne meurent plus de faim, avec des jardins et des champs source de vie et de diversité.

Par Michel. Communiqué de septembre 2004 de Kokopelli

(Photographie et illustrations, Kokopelli)

L’Association Kokopelli a été créée, durant le printemps 1999, pour reprendre le flambeau de Terre de Semences qui oeuvrait, depuis 1994, à la protection de la biodiversité et à la production et distribution de semences issues de l’agriculture biologique et biodynamique.

Association Kokopelli

Oasis. 131 impasse des Palmiers 30100 Alès

Tél : 04 66 30 64 91 ou 04 66 30 00 55

Fax : 04 66 30 61 21

Pour les commandes : kokopelli.semences@wanadoo.fr

Pour contacter Dominique : dominique@kokopelli.asso.fr

Liens : http://www.kokopelli.asso.fr/

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